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Dans cet appareil, il n'y a pas l'emploi de technologie innovante, ne serait-ce que le gonflage à l'hélium du Zodiac. Il faudra attendre la construction
en 1926 du n°3 pour son hélicoptère qu'il montrera en 1928 et qui obtiendra de piètres résultats. Son enseignement sur la sécurité est un aveu de
n'avoir pu trouver une solution autre qu'un ballon pour stabiliser ses appareils. Le Lt colonel Lamé auteur " du vol vertical " suivait sans doute ses
conseils en prévoyant un ballon sur son hélicoptère seul moyen démontre-t-il de stabiliser un hélicoptère. Il se perdra dans des allusions
explicatives sur le " coup de frein Pescara " essentiel à l'utilisation de l'autorotation décrit par mon père dans la revue " La vie au grand air du
20 février 1921 ". |
| Les hélices entraînent de grandes roues, de type bicyclette, par courroies qui patinaient la plupart du temps. M. E. Oehmichen mettra au centre et
perpendiculairement au châssis un Zodiac gonflé à l'hydrogène, ce qui permet de répondre à la question : comment faire voler le type Cornu. ? Le Laboratoire volant de M. Oehmichen, appareil n°2 ne permit pas à son constructeur de respecter le règlement du concours lancé par l'Aéroclub de France en mars 1923. |
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| Je me suis permis d'écrire non pas parce que la presse a voulu faire de M. Oehmichen un concurrent ce qui semble admissible bien qu'ils n'étaient pas sur
le même terrain. | |
| Mais parce qu'aujourd'hui après le centenaire de 2007, le documentaire diffusé sur ARTE en 2009 " Les incroyables machines volantes du professeur
Oehmichen " est entaché d'erreurs que n'ont pas relevées certains acteurs qui proviennent du domaine spécialisé de l'Aéronautique. Déjà M. E. Oehmichen
avait critiqué l'hélicoptère Pescara sans le voir, alors que mon père ne m'avait jamais parlé de lui. Son fils, ingénieur, a une conférence pour le
centenaire de 2007 en rajoute une couche, alors que moi j'ai pu examiner et admirer les appareils dans les années 1970 à Meudon. |
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Les amis de M. E. Oehmichen ne voient qu'en lui l'inventeur de l'hélicoptère. Un cocorico de plus que même son école d'ingénieur à pris en considération
en s'inspirant d'une presse chauvine de 1955. La plaquette de l'Association Amicale des Anciens elèves de l'école Centrale des Arts et Manufactures fait
de lui " Créateur de l'hélicoptère". Ce qu'il y a de commun aux deux inventeurs, c'est qu'ils ont chacun un fils ingénieur qui sont capables d'expliquer
objectivement s'ils le veulent de l'histoire technique. J'ai voulu prendre ce chemin au 21ieme siècle où quelques uns de ses petits enfants vivent
en France et 2011 est le centenaire du lancement de Raoul Pateras-Pescara dans l'Aéronautique, cela méritait un changement du site et quelques remarques
techniques démontrant qu'un étranger (Raoul) que l'on est allé chercher à Barcelone a quand même subi quelques injustices. Je ne pouvais pas croire qu'elles
se prolongeraient en 2009. |
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1904 Le colonel Charles Renard.(1847 - 1905) C'est une nouvelle orientation des voilures tournantes, car ses travaux sur les hélices sustentatrices irent l'objet de trois communications à l'Académie des Sciences de 1903 à 1904. Il propose d'allier les avantages de l'hélicoptère à l'aéroplane, faisant ainsi figure de précurseur qu'il désigne "hélicoaéroplane". Pour vérifier les lois établies lors de ses premier travaux, il fait construire en 1904 un appareil expérimental équipé de deux rotors sustentateurs placés l'un à côté de l'autre et actionnés par un moteur à essence à deux cylindres en V. Les pales sont articulées pour réduire les efforts à l'encastrement. |
| En 1905, Les frères Dufaux attachèrent de l'importance aux bonnes transmissions de l'entraînement des hélices par le moteur. Ils utilisèrent des pignons et des arbres de transmission. Les courroies coûtaient moins chères. | |
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En 1907 M. Cornu utilise des roues de bicyclette, ce qui a fait dire dans beaucoup de commentaire que le n°1 de M. Oehmichen était une inspiration de l'appareil Cornu. Il a donc augmenté la puissance et monté des hélices qu'il a perfectionné en optimisant le rendement d'un type qui avait été essayé à Meudon par le Colonel Renard. N'ayant pu faire voler le Gyroplane Breguet Dorant comme l'explique M. Boulet en rapportant dans son livre le témoignage de M. Claisse racontant l'histoire M. Deforge, premier mécanicien de M. Breguet. |
| Raoul Pateras-Pescara, géni de la mécanique, a choisi la voie royale du coaxial. Laurent EYNAC, secrétaire d'état à l'aviation fut assidu aux essais, il est devenu ministre en 1928. Sur la photo, il est de face et mon Père est sur sa gauche, à droite, sur la photo, tourné vers nous. Mon Père pilotait son engin en habit de gentleman gardant son manteau et son chapeau, il mettait également des guêtres. Son couvre chef ne s'est jamais envolé quoi qu'on puisse en penser. Il mettait rarement son casque. Seul le radiateur d'huile était placé à l'arrière de l'appareil dans le courant d'air. |
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| A Propos du GYROPLANE : J'ai extrait du brevet français 782.064 de Raoul Pateras Pescara, les figures 26 et 27 pour illustrer les propos de l'ingénieur Juan de La Cierva inventeur d'un appareil dénommé AUTOGIRE, présenté en mars 1921 au Real Aeroclub. M. de La Cierva a tenu à signaler que le système de sustentation obtenu par le déplacement d'une hélice à pas inverti, monté folle sur un axe et entrant en " auto-rotation " semble bien être le même pour les deux appareils. D'autant qu'il y a une hélice tractive qui assure une vitesse horizontale convenable. Voir aussi le brevet espagnol n°65.076 et américain. Mon Père m'avait raconté qu'il avait fait un pari avec Juan de La Cierva concernant les déplacements en avion. Ils ne voyageraient en avion que lorsqu'il y aurait des couloirs aériens. Le premier avion qu'il prit fut La Caravelle. Il ne voyageait pas pour aller aux Etats Unis sur des dirigeables, mais il prenait le Queen Elisabeth. |
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Il écrivait dans l'aérophile du 1er-15 mars 1922 : " J'ai effectué 42 essais de sustentation et de stabilité à Barcelone, et 110 à Paris courant janvier et février. La durée du plus grand essai a été de 50 secondes, la hauteur maxima 1,50 mètres. Ces essais de stabilité doivent retenir l'attention, car tout le problème de l'hélicoptère est là. Il faut y joindre cependant le vol plané auto-rotatif, dont la théorie est aujourd'hui universellement acceptée et dont j'ai fait en son temps (1918, 1919) la démonstration sur des modèles. |
| - En février 1923 est terminé le 2F différant principalement du précédent par le nombre des pales des sustentateurs qui était réduit
à cinq. Le diamètre est porté à 7,20 mètres. Le moteur Hispano qui l'équipe fait 180 CV. - Le 29 novembre 1923, il effectua plus de la moitié d'un kilomètre avec un virage. Il accomplissait une série de vol d'une durée totale de 16 m 46 s. - En janvier 1924, il tient l'air une dizaine de minutes. o o Le 16 janvier le Km est atteint : vol de 1160 m en 8 mn 13 s 4/5 o Le 29 janvier : vol en circuit fermé de 750 m en 10 mn 10 s - Le 18 avril 1924, il établit le record du monde de distance. - Courant 1925 est terminé la construction du 3F, les sustentateurs n'avait plus que 4 pales, la puissance était portée à 260-300 CV. L'inversion des sustentateurs se fait dans le bas du mat d'après le Lt colonel Lamé dans son livre "Le vol vertical" de 1934. - En 1926, les essais continues à Saint-Raphaël car mon Père espère trouver de meilleures conditions climatiques. Malheureusement un accident a détruit sa voilure interrompant ainsi ses essais. |
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| La préparation du vol du km conforme
au règlement du concours de 10000 fr pour hélicoptère lancé en mars 1923 par l'Aéroclub de France Il prit l'air tard dans l'après-midi du 29 janvier 1924 à partir du cercle de départ. Sa mise en route est immédiate et mon Père embraya la voilure, ce qui le fit s'élever environ à un mètre du sol. Il exécuta pendant quelques instants un point fixe. Il se dirigea vers le pylône qui indiquait le virage à prendre, ce qu'il fit. Malheureusement, il est secoué par des rafales, et une plus forte, alors qu'il a parcouru 850 m fait toucher le sol par la béquille arrière. Mon Père boucla le kilomètre en 10 m, 10s le 18 avril 1924, il obtint le record du monde de distance en hélicoptère pur. La commission sportive de l'Aéro-club de France a homologué à 736 mètres. Les deux documents photo et lettre m'ont été transmis par "FAI World Record Archives". |
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| Dossier no. : 13094 Date : 18.04.1924 Pilote : Pateras PESCARA (FRA) Lieu : Issy-les-Moulineaux (FRA) Records : Distance en ligne droite Performance : 736 m |